Comme une harangue

Dès les premières lignes, on ressent que ce texte a été écrit pour être dit, pour être lu à voix haute, comme une harangue. L’état-civil d’Aphra Behn est scandé à chaque étape de sa vie, soulignant un événement particulier. Ce procédé devient au fil des lignes étonnamment poétique. Le texte est le fruit d’une auteure lettrée, d’une metteure en scène brillante, d’une artiste inclassable, d’une pédagogue inventive, d’une jeune femme accomplie en perpétuel mouvement : Aline César.

Club Mediapart / Djalila Dechache / 4 juillet 2022