Place des Carmes, les mots dits en appartement
Dérive est davantage une performance qu’un spectacle. L’ambiance est détendue, intime, et pour cause : nous ne sommes pas au théâtre, pas dans la rue, mais dans un appartement sobrement décoré, un verre de vin ou d’eau citronnée à la main. Des guirlandes lumineuses jonchent le sol et donnent au décor une atmosphère encore plus douillette. Toutes les conditions sont réunies pour passer un moment agréable, calme, pour faire un voyage.
A l’intérieur de ce cocon, Aline César offre sa poésie avec force et simplicité. Elle entraîne son auditoire sur des routes sinueuses, semées de doutes, d’obstacles et d’amour et de désir.
Un véritable lien se crée entre elles et ceux qu’elle préfère appeler ses « invités » : des regards s’échangent tout au long de la performance, et Aline César réussit parfaitement à créer un moment unique.
Ce lien permet aisément d’imaginer les routes, les décors de la ville dont elle parle « Cela faisait longtemps que j’avais envie de créer quelque chose sur la dérive urbaine »
Lors de cette performance d’une heure dont les textes sont tantôt récités, tantôt chantés, Aline César reçoit un-e invité-e surprise, qui offre aux convives son propre moment de dérive, dans lequel les invités se laissent porter avec plaisir.
La Provence / Supplément Sortir / 20 juillet 2016